L’ANOPEX de l’Hérault sur le front de la Mémoire
C’était d’abord le 21 novembre, par un froid glacial, sur la place des Martyrs-de-la-Résistance à Montpellier, une place nommée ainsi en 1944, pour effacer l’éponymie de Pétain et pour bannir le souvenir de la rencontre entre celui-ci et Franco qui s’y était déroulée le 13 février 1941.
Profitant de la réfection totale du lieu, la commune a voulu donner de la substance à l’appellation en y installant 140 pavés mémoriels portant les noms de résistants montpelliérains et autant de jets d’eau.
L’inauguration a eu lieu en présence du préfet, François-Xavier Lauch et du maire Michaël Delafosse, entourés d’une foule d’élus de Montpellier et des communes alentour, d’autorités diverses, de descendants des résistants honorés et de simples citoyens voulant marquer leur volonté de se souvenir.
L’Anopex-Hérault y était par deux de ses adhérents, Jean-Claude Salas parmi les élus, et Jacques Aben, délégué départemental mais portant le drapeau du comité de Montpellier de la Smlh. Il y en avait deux autres, représentant le Souvenir français et les résistants venus d’Espagne.
Dès le lendemain 22 novembre, l’Anopex-Hérault était à nouveau sur le front de la mémoire, mais cette fois pour rappeler celle de tous les militaires français tombés en opérations extérieures. Comme chaque année, elle a fait cela dans un ville du département, et cette année c’était à Vendargues, ville voisine de Montpellier. Même si elle était accueillie et soutenue par le maire de la ville, Guy Lauret, la délégation était maitresse d’œuvre de la manifestation, à laquelle elle a voulu donner tous les atours d’une prise d’armes : on n’oublie pas ce que l’on a été !
Comme dans toute prise d’armes qui se respecte, les couleurs ont été hissées ; la flamme du souvenir a été ravivée le maire et le délégué ; des discours mémoriels ont été prononcés par les mêmes ; une croix du combattant et une médaille de reconnaissance de la Nation ont été remises, devant le front des drapeaux d’associations, par le délégué de l’Anopex dans sa responsabilité d’autorité militaire principale ; enfin une couronne au nom de l’Anopex a été déposée par le délégué et le maire, et un hommage a été rendu aux morts.
Inévitablement, le réconfort – il avait fait froid, même si le soleil brillait – est venu par un apéritif offert par la commune et par un déjeuner très amical réunissant plus de vingt convives. Il y a eu du bruit dans la salle à manger !
Jacques Aben
Délégué de l’Hérault