add_filter( 'woocommerce_ship_to_different_address_checked', '__return_false' );

Respecter les dernières volontés d’un combattant non membre d’une association

Il était une fois un adjudant-chef, combattant tout à fait méritant, que la République avait d’ailleurs reconnu en lui attribuant la croix de la Valeur militaire, la croix du Combattant, la Médaille militaire et la croix de chevalier de l’ordre national du Mérite. Il était le dernier d’une lignée de combattants valeureux : un grand-père compagnon de la Libération et un père officier de la Légion d’honneur. Il vivait dans le Sud-Ouest, mais ses attaches lointaines étaient à Vendargues, près de Montpellier, où ses aïeux étaient enterrés.

Dans ses dernières volontés, il avait écrit qu’il voulait la présence du drap tricolore sur son cercueil et celle de drapeaux pour les derniers honneurs, lorsque ses cendres seraient déposées dans le caveau familial de Vendargues.

Son fils, qui n’est pas un combattant, était un peu perdu face à ces volontés, et avait demandé conseil à l’ONaCVG. On l’avait alors aiguillé vers le vice-président du Conseil départemental pour les anciens combattants chargé des porte-drapeau, qui se trouve être aussi le délégué départemental de l’ANOPEX.

Et c’est là que les problèmes ont commencé. Ce combattant n’avait, apparemment, jamais cotisé auprès de l’ANOPEX, ni de la Société Nationale d’Entraide de la Médaille militaire, ni de l’Association Nationale des membres de l’ONM. Or, par principe, les association n’acceptent de rendre les derniers honneurs qu’à ceux qui en sont membres, donc qui cotisent.

Le délégué de l’ANOPEX s’est donc retrouvé devant un dilemme : respecter le principe ou céder à la demande du fils, qui n’y était pour rien, mais qui se sentait prisonnier des dernières volontés de son père.

Heureusement, tout fut bien qui se termina bien. Les responsables de l’ANOPEX de l’ANMONM et de l’UNC se dirent prêts à accompagner un combattant à sa dernière demeure, et le fils exprima le souhait de payer la dette d’honneur de son père en prenant à sa charge un an de cotisation. Finalement, il se trouva de braves porte-drapeaux, membres de ces trois associations, pour accepter de se libérer ce jour-là, à cette heure-là, pour rendre les derniers honneurs.

Mission accomplie, rien à signaler

Jacques Aben

Délégué ANOPEX de l’Hérault

Don