L’ANOPEX perd l’un des siens ce 26 mai 2022, le général de division (2s) Hubert Ivanoff à l’âge de 76 ans adhérent des Yvelines puis du Vaucluse où il résidait.
Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Ses obsèques ont eu  lieu dans l’intimité familiale le 1er juin à La Ferrière dans l’Isère.
Une messe de requiem sera célébrée en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris 7ème le mercredi 15 juin à 10h30
Il était Commandeur de la Légion d’Honneur, Grand Officier de l’Ordre National du Mérité, Croix de Guerre, Croix de la Valeur Militaire
Promotion Saint-Cyr 1965 – 1967 LCL Driant
Lors de l’opération Daguet il commandait le 1er régiment étranger de cavalerie.
C’était aussi un ancien chef du SIRPA Terre, créateur du prix littéraire de l’armée de Terre “Erwan Bergot”, dont il était membre du jury.
Le général Ivanoff est né le 26 mai 1946, il a fait sa carrière au 1er REC dans tous les grades, capitaine cdt d’escadron au Tchad à Tacaud 1978, chef de corps du régiment à “Desert Storm” 1991.
Né dans une famille issue de l’immigration russe, son père ayant dû quitter la Russie après la défaite des armées blanches, Hubert Ivanoff grandit dans un milieu propice à la vocation pour le métier des armes. Ses parents entretiennent un fort sentiment de reconnaissance pour le pays qui les a accueillis et transmis à leurs enfants le respect de leur nouvelle patrie et la volonté de la servir.
Cette influence se poursuit durant toute la scolarité du jeune garçon : parmi les Pères et professeurs de l’Externat Notre Dame on compte d’anciens résistants, des combattants de la bataille de Narvik, des combats de Namsos… autant d’exemples de fidélité, de courage et d’abnégation. Mais la vocation qui s’éveille n’est pas qu’enthousiasme et rêves d’aventures, elle se heurte aussi aux réalités : Hubert Ivanoff a 13 ans lorsque son frère Alain, jeune lieutenant du 5ème REI très estimé de ses hommes, est tué en Algérie au cours d’une opération dans l’Ouarsenis oriental.
Quand Hubert Ivanoff intègre Saint-Cyr, en 1965, il a 19 ans. Bien des années plus tard, quittant le service actif, il dira avoir trouvé dans l’armée ce qu’il était venu y chercher. L’aventure opérationnelle bien sûr, cette manière très concrète de servir, et dans ce domaine il est particulièrement gâté grâce à ses affectations au 1er REC, notamment lors de l’opération Tacaud, au Tchad, en 1978-1979. Une formation solide également, celle dispensée dans les écoles évidemment, mais aussi celle qui se transmet d’un homme à l’autre, du chef expérimenté aux subordonnés dont il a la charge et qu’il doit préparer à combattre. La diversité des emplois enfin, gage d’équilibre et de richesse : il sert en régiment, en état-major, en école, dans la communication de l’armée de Terre… œuvre comme chef de peloton, instructeur, chef de corps…
Le colonel Ivanoff commande le 1er REC depuis un an quand les troupes de Saddam Hussein envahissent l’émirat du Koweït. S’il est convaincu que c’est un conflit pour lequel son unité est tout à fait adaptée, il lui faut hélas voir partir, non seulement d’autres régiments, mais également ses propres troupes. La mauvaise humeur, la frustration et la tristesse l’envahissent. Finalement la situation s’arrange et, le 11 novembre, le 1er REC au complet s’installe dans le désert saoudien. Depuis 1962, c’est la première fois que le régiment se trouve ainsi réuni en opération hors de métropole, et il s’illustre tout particulièrement le 25 février en investissant les défenses de la base d’As Salman après une percée de plus de 60 kilomètres dans une zone difficile.
De cette aventure partagée avec des hommes qu’il connaissait bien, et certains depuis très longtemps, le général Ivanoff retient la justesse de la cause, l’importance de la préparation, la qualité des chefs et des troupes…
Il avait été admis dans la 2ème section des officiers généraux en 2005  après avoir été major régional au sein de la région terre d’ Ile de France.

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